Lucie, quand le roux devient Lumière / la vie utérine et injonctions
- christellerioual1
- 9 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 mars
légende et mystère des femmes rousses
Lucie : être vue et reconnue
Lucie entre dans mon cabinet après un long travail sur elle.
Elle a déjà affronté des blessures profondes, notamment un abus.
Ce qui émerge aujourd’hui, c’est une autre blessure, plus ancienne, plus insidieuse : le rejet.
Je commence toujours par le prénom. Lucie.
''Lue'' ou Vue avec des Lu nettes.
Comme si, dès son essence, son prénom portait une quête de reconnaissance. Et lorsqu’on cherche à être vu, c’est souvent parce qu’on ne l’a pas été.
''Cie'' est l'abréviation de compagnie.
Je me demande déjà par quelle compagnie d'hommes Lucie n'est pas reconnue.

Une naissance sous le poids du rejet
Quand je lui demande comment elle est venue au monde, tout s’éclaire.
Sa mère, enceinte tardivement, fait face à la désapprobation de son propre père. Pour lui, cette grossesse est de trop. Sa fille a déjà une grande sœur de 18 ans, un grand frère de 15 ans… Pourquoi un autre enfant maintenant ?
L’opposition masculine est forte :
Le grand-père n'en veut pas et le père ne se positionne pas.
Son frère de 15 ans, habitué à être le plus jeune, a peut-être lui aussi ressenti cette arrivée comme une menace. Le roi risque d'être détrôné par l'arrivée de Lucie.
Lucie grandit donc avec cette empreinte du rejet. Rejet d’un homme qui décide pour une femme, qui considère son corps et sa maternité comme une affaire qui ne lui appartient pas vraiment.
Une couleur cachée, une identité étouffée
Lucie est née avec des cheveux roux, d’une teinte identique à ceux de sa grand-mère. Une couleur vive, marquée, qui aurait pu être un signe d’appartenance, un lien entre générations.
Mais au lieu d’être célébrée, cette couleur a été camouflée. On a teint ses cheveux, on les a modifiés, comme si elle devait passer inaperçue, ne pas froisser, ne pas déranger. Comme si son existence même devait être atténuée.
Pendant des années, son apparence a été lissée pour ne pas rappeler à ses grands-parents une naissance qu’ils n’avaient pas souhaitée.
Le symbole du lieu : entre la mère et Saint Pierre
Aujourd’hui, Lucie travaille dans une société alimentaire à Saint-Pierre-d’Albigny. Ce n’est pas anodin.
Saint Pierre, c’est celui qui détient les clés, celui qui décide qui entre et qui reste dehors. Tout comme son grand-père et son père ont voulu décider si elle avait sa place dans ce monde.
Et Saint-Pierre-d’Albigny, c’est aussi un lieu où il y a un plan d’eau. Une mère présente dans le paysage. Un symbole puissant. Comme si, inconsciemment, Lucie s’était installée dans un espace où se rejoue son histoire : l’entrée dans la vie sous le regard d’un homme qui filtre, et la présence de l’eau, la mère, qui l’accueille malgré tout.

Réparer l’histoire par l’hypnose
Quand l’histoire se répète dans différents schémas de vie, c’est souvent que quelque chose cherche à se dire.
L’hypnose régressive devient alors un espace de réparation.
Je guide Lucie vers un moment où elle est encore dans le ventre de sa mère. Là, elle peut ressentir une autre réalité : être protégée de ces voix masculines qui veulent décider à sa place. Elle peut se réapproprier sa place, son existence, indépendamment du regard des autres.
Parce que la reconnaissance ne devrait jamais être un combat, mais un droit naturel.
#LumièreIntérieure #LucieLueVue #PorterLaLumière #BlessureDuRejet #TrouverSaPlace #ReconnaissanceDeSoi #NaîtreMalgréTout #MémoireFamiliale
#HypnoseRegressive #LibérationÉmotionnelle #MémoireCellulaire #RéparerSonHistoire #ThérapieParLHypnose
Comments